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On a des vins en bas de 10$, d’autres à 20$, 30$, 50$ et d’autres dont les prix s’envolent jusqu’aux quatre chiffres. Comment cela est-il possible?  Plusieurs raisons peuvent expliquer le phénomène.

Les coûts de production y sont pour quelques choses.
L’acquisition d’un vignoble, par exemple dans la région de Bordeaux ne coûte pas le même prix que le même vignoble au Portugal.

Les rendements sont aussi à considérer. On sait que plus la vigne est productive, plus on aura de jus mais moins il sera goûteux. Et, évidemment, le vin sera en conséquence.  Donc pour obtenir un vin d’une qualité respectable, il faut réduire ces rendements, ce qui implique une baisse de quantité. Ce faisant, le producteur doit augmenter ses prix pour compenser.

Également, les vins de plus grande qualité vieillissent souvent en tonneaux. Sachant qu’ils coûtent environ 1500$ pièce voilà un autre élément qui contribue à faire aller les prix par le haut.

Et, évidemment, il y a la réputation du vignoble et de la région où il se trouve. Qu’on parle de Chablis ou de Châteauneuf du Pape on sait tout de suite que ça ne sera pas bon marché.

Mais le comble, ce sont ces grands vins qui au fil du temps ont acquis une notoriété démesurée. Si on parle de Pétrus, de Lafite, de Mouton ou de Romanée-Conti, tous ces vins se transigent maintenant dans les quatre chiffres. L’offre et la demande ayant fait son œuvre.

Le plus malheureux dans tout cela, c’est que ces vins, on ne les boit plus,  on les garde comme des trophées ou des pièces de spéculation.  Dommage, car le vin, c’est fait pour être bu, dégusté et apprécié à sa juste valeur.

Vins dégustés pendant la chronique.
Boussac Languedoc à 10,30$ code 346148.
Château les Pins Roussillon à 19,95$ code 864546.

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Les huîtres sont du domaine des vins blancs. De par leur goût salin, elles se marient très bien avec des vins à dominante acide.

En fait, tout ce qui contient du sel a l’avantage de calmer l’acidité du vin. En effet, qui n’a jamais mis du sel sur une pomme pour la faire paraître plus sucrée? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est exactement ce qui se produit.Alors l’effet est le même sur le vin et les aliments. Donc avec des mets salins, n’ayons pas peur de s’aventurer dans l’acidité.

Le choix ne manque pas: Muscadet, Chablis, Sauvignon sont des classiques.Mais aujourd’hui, je vous propose de sortir des sentiers battus. Je vous suggère donc un Sylvaner d’Alsace. Le Sylvaner est un des cépages les moins connus d’Alsace. Il donne des vins secs dotés d’une bonne acidité, donc, c’est un bon compagnon pour nos huîtres. Je vous suggère d’essayer celui de la maison Dopff et Irion à 14,20$ code 13190018.

Un autre cépage moins connu et qui est porteur d’une bonne acidité est  l’Albarino. On le retrouve au nord ouest de l’Espagne. Ses vins sont frais et vifs. Celui de Paco et Lola à 18,20$ code 12475353 est tout à fait indiqué pour les huîtres.

Voici deux belles possibilités qui vous permettrons d’apprécier vos huîtres au maximum en plus de faire de belles découvertes.

734FDD69-E961-49FB-AEAF-38483302843BCôté coup de cœur cette semaine, je vous amène en Californie et plus précisément à Santa Ynez chez Andrew Murray à 200 kilomètres au nord de Los Angeles.

C’est un rouge, une syrah d’une qualité exceptionnelle. Vous savez le genre de vin dont on dit qu’il n’a pas de défaut.

En approchant le verre, on sent tout de suite les parfums de framboises et de mûres. En bouche, c’est du velours tellement on sent le fruit mais sans tomber dans l’exagération.

Du bonheur en bouteille à 29,50$ code 13915744.

Quand on doit servir plus d’un vin dans un repas, il devient important de respecter un certain ordre. C’est comme un escalier qu’on doit monter. Idéalement, chaque vin doit nous amener un peu plus haut. Voyons ça dans les règles.

Le vin léger d’abord,  le vin corsé ensuite. C’est la logique même. Un vin qui a plus de goût fera vite oublier le précédent. Le vin le plus sec devra être servi avant le plus fruité. Faire l’inverse fera paraître le plus sec encore plus frêle. Aussi étonnant que cela puisse paraître le vieux vin quant à lui devra passer avant le vin jeune. Effectivement, un vieux vin est beaucoup plus fin et plus souple qu’un jeune. Ces règles s’appliquent aussi dans le cas d’un blanc et d’un rouge. On dit souvent qu’on doit prendre le blanc avant le rouge mais l’inverse est tout à fait possible.

Toutes ces règles sont des balises qui sont utiles afin d’éviter des erreurs qui pourraient faire en sorte qu’on ne puisse pas apprécier un vin à sa juste valeur. Mais parfois, on peut faire une entorse à la règle. Par exemple, vous avez deux vins:  un qui est plus léger et l’autre corsé. Selon la règle, on y va dans cet ordre. Mais s’il y en a un que vous désirez déguster avant le repas, je vous recommande de faire le contraire;  le corsé d’abord et le léger ensuite. Tout simplement parce que la meilleure façon de bien goûter le vin, c’est encore de le prendre sans manger. Car en mangeant, on le perd avec tout le reste. Alors dans ce cas, mieux vaut privilégier le corsé en premier.

Vins dégustés pendant la chronique:

  •  Conde Valdemar Rioja Réserva Espagne 2011 à 20,95$, code 882761
  •  Giné Giné Priorat Espagne 2017 à 21.45$ code 11337910

 

Lors de notre virée piémontaise de juin dernier, nous avons eu le privilège de visiter la célèbre maison Batasiolo bien représentée au Québec par ses célèbres Barolo et son Langhe.

Cette maison est la propriété de la famille Dogliani. Les Dogliani font des vins dans le Piémont depuis cinq générations. Ils produisent de superbes Barolo de vignobles uniques.

Nous avons eu le privilège de rencontrer et de nous entretenir avec M. Fiorenzo Dogliani, un des propriétaires de la maison. Un personnage charmant qui s’exprime dans un Français impeccable.

En plus nous avons visité chez Batasiolo la plus belle cave à tonneaux qu’il nous ait été donné de voir. Jugez par vous-même.

 

Déguster ou boire, quelle est la différence?

Boire du vin est à la portée de tous et ne demande aucun effort. J’irais même jusqu’à dire qu’on a pas ou peu conscience de ce que l’on boit.
Déguster, c’est prendre le temps de se poser des questions. Est-ce que j’aime ce vin? Si oui, pourquoi?  Afin de bien réussir sa dégustation, il importe de s’astreindre à une élémentaire marche à suivre de trois étapes:  regarder, sentir, goûter.
Regarder  pour apprécier la couleur foncée ou pâle et pour en définir la teinte; grenat, rubis et cerise pour les rouges;  verdâtre, doré ou or pour les blancs.
Sentir pour découvrir et identifier ses odeurs. Les odeurs sont qualifiables uniquement par comparaison. En plus, elles font référence à notre mémoire olfactive qui est différente pour chaque personne. Donc, plusieurs personnes peuvent identifier des fragrances variées pour un même vin.
Goûter pour apprécier et vérifier son équilibre gustatif. L’équilibre gustatif fait référence aux saveurs de base. Dans le vin blanc, on retient le sucré et l’acidité qui s’opposent l’un à l’autre.  Pour le rouge, l’astringence ou l’assèchement s’invite en plus de l’acidité et est également équilibrée par le sucre.
Le vin est un jus de raisin fermenté. Son sucre a été transformé en alcool. Bien qu’on ne s’en rende pas compte, l’alcool a un goût sucré. Aussi, le sucre n’est jamais complètement transformé en alcool, il en reste toujours une petite partie qui demeure intacte, c’est le sucre résiduel. Ce sucre résiduel et l’alcool forment les saveurs douces du vin qui en s’y opposant, rendent l’acidité et l’astringence tolérable. Parfois les saveurs douces sont dominantes laissant l’acidité et l’astringence en arrière plan. D’autres fois, ces saveurs agressives sont plus accentuées.
Toute cette démarche rend la consommation du vin beaucoup plus agréable et contribue à mieux le comprendre.

Vin dégustés pendant la chronique.
Villadoria Argo Nebbiolo Langhe à 16,45$ code 12941431.
Justo Cesari à 15,70$ code 12889716.

Envoyé de mon iPad

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Cette semaine mon coup de cœur en est un que je pourrais qualifier d’excellent rapport qualité prix.  Ce n’est  pas souvent qu’on a affaire à un vin qui donne autant de fruits et de goût pour la modique somme de 15,70$.

Il s’agit d’un rouge italien du secteur des Valpolicella. C’est un assemblage du cépage local corvina à 60% et de merlot à 40%. Deux cépages au caractère axé sur le fruit.
C’est ce qui m’a séduit avec ce vin, cette multitude de fruits semblables à des cerises et des prunes qui donnent une sensation veloutée qui camoufle bien son acidité.
Pour ce faire, les raisins sont mis à sécher quelques jours avant la fermentation, de façon à concentrer le goût des raisins.

Je vous le recommande avec du poulet, un filet de porc ou votre spaghetti préféré.
Justo Italie à 15,70$ code 12889716.