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Les vins de la St- Valentin du début à la fin.
Pour débuter le repas, pourquoi ne pas opter pour un bon mousseux. Et pour mieux être adapté à la fête, pourquoi pas un rosé?
Les mousseux italiens Prosseco sont très à la mode ces temps-ci. Je vous propose donc le Villa Santi à 17,65$ code 13736261.
Il s’agit d’un beau mousseux sec mais qui présente un beau fruit, ce qui en fait l’apéritif parfait. Sa teinte rosée lui vient du fait qu’on a ajouté 20% de Pinot-Noir au cépage blanc,  Glera.
À l’autre bout du spectre, au dessert, le chocolat est souvent de mise. Alors, pourquoi ne pas y aller avec un bon Maury.
Il s’agit d’un vin rouge sucré dans le style d’un Porto. À la différence qu’il est français et moins alcoolisé que le Porto 16,5% au lieu de 20% ce qui en fait un vin plus fin. C’est divin avec le chocolat.
Maury Mas Amiel à 22,95$ 375ml, code 733808.
Bonne St-Valentin!!!

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Après un long passage à vide au début des années 2000, le vin blanc fait depuis quelques années une remontée indéniable. En effet, plusieurs clients me disent qu’ils boivent de plus en plus de blanc au détriment du rouge.
Beaucoup le trouve plus digeste, plusieurs apprécient sa fraîcheur et d’autres évidemment, son goût.

Ce retour au blanc n’est probablement pas dû au hasard. Les blancs d’aujourd’hui sont bien meilleurs que ceux qu’on consommait il y a trente ou quarante ans. Une meilleure maturité des raisins, ainsi que l’amélioration des techniques de vinification ne sont pas étrangères  à celà. Tout cela amène un meilleur équilibre entre le goût du fruit du vin et son acidité.  Il ne faut pas oublier que l’équilibre… c’est la base d’un bon vin.
De plus, comme les blancs ne contiennent pas de tannins qui nous assèchent la bouche, ils sont plus faciles à marier avec la nourriture. En effet, les tannins sont très réactifs avec la nourriture et pas souvent pour le mieux. Entre autre, c’est pourquoi on préfère le blanc avec le fromage. Les tannins du rouge et les produits laitiers ne font pas bon ménage.
En terminant, ce qui est primordial pour l’appréciation d’un bon blanc, c’est sa température de consommation. L’idéal est 12 degrés Celsius. N’oubliez pas que votre frigo se situe entre 4 et 7, ce qui est beaucoup trop froid. A cette température, le goût du fruit est recalé, ce qui laisse toute la place à l’acidité.

 

 

 

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Ce mois-ci dans nos clubs de dégustation, l’Alsace était à l’honneur.
J’y ai dégusté le meilleur Pinot-Noir alsacien que j’ai goûté à date. Pour une fois, il y avait de la viande autour de l’os. De beaux arômes de fraises,  de cerises et de poivre.
C’est celui de Trimbach à 29,00$ code 13905061.

Aussi, une vendange tardive qui n’en est pas une. Je m’explique, seul les cépages nobles comme le Pinot-Gris, le Riesling, le Gewurtztraminer et le Muscat ont droit à cette mention pour désigner un vin liquoreux. Mais celui qu’on a goûté était un Sylvaner, donc pas de mention vendange tardive. C’est en ouvrant la bouteille qu’on a la surprise. Mais le vin était absolument sublime pour qui aime ce type de vin. Clos Saint-Landelin de René Muré à 44,75 code 13821879.

Mais la palme de cette soirée revient au muscat réserve de Léon Beyer. On est tout de suite séduit par ses arômes de menthe, complété d’abricots et d’ananas. Surtout, ne vous laissez pas rebuter par ses 18 grammes de sucre par litre. Bien qu’on le perçoive,  il ne s’agit pas ici d’un vin liquoreux. Un pur délice. Muscat Léon Beyer à 29,95$ code 12635901.

En 2014, visite de la maison Avignonesi dans l’appellation Vino Nobile di Montepulciano.

Une visite des plus instructive qui a débutée dans le vignoble, s’est poursuivie  dans la cave pour se terminer par une belle dégustation avec nul autre que l’œnologue de la maison, M. Mateo Giustiniani.

Toute une formation, car il a pris le temps de m’expliquer leur façon de faire leur viticulture, leur vinification et même leur adhésion à la biodynamie en plus de répondre à toutes mes interrogations … une journée mémorable.

 

 

Au Québec, il fait trop froid et les étés sont trop courts pour faire du bon vin?
Non mais … on étais-tu … dans le champ … pas à peu près ??? Mais pourtant, on aurait dû y être un peu plus … dans le champs justement.

Une rencontre avec M. Yvan Quirion du Domaine Saint-Jacques et président du conseil des vins du Québec permet de remettre les pendules à l’heure. Ce qu’il nous démontre ici, chiffres à l’appuie, c’est qu’on a tout ce qu’il faut au Québec pour faire du bon vin. La température est de notre bord mais on l’a très mal utilisée.
Le nombre de degrés jours est plus élevé ici que dans bien des vignobles européens. Voir le tableau ci-bas.

On calcule le nombre de degrés jours de la façon suivante. On part du principe que la vigne cesse de croître à une température inférieure à 10 degrés Celsius.
D’avril à octobre, on mesure à chaque jour la température maximale et la température minimale. La formule est : degrés jours = température maximale plus température minimale divisé par deux moins la plus basse température de croissance de la vigne ici, dix degrés.
Exemple 30+20/2=25-10=15 degrés jours. On additionne le tout à chaque jour pendant la période de croissance de la vigne.

Le problème, c’est l’hiver qui peut tuer le bourgeon primaire ( plus froid                   que -23 C ) qui contient la végétation de l’été suivante. Si c’est le cas, un bourgeon secondaire pourra obtenir une végétation mais la plante aura une énergie réduite de moitié. Ce qui donnera un vin en conséquence c’est-à-dire de moindre qualité.
M. Quirion nous mentionne qu’il faut à tout prix préserver le bourgeon primaire en hiver, soit en recouvrant les vignes avec de la géotextile ou si la situation le permet avec de la neige qui sert d’isolant.

Avec cette technique, on réussit à amener à maturité au Domaine Saint-Jacques, des chardonnays, des Pinots Gris, des Pinots noirs, des Sauvignons, des Gamays, des Merlots, des Gewurztraminers et tenez-vous bien, même des Syrahs. Je peux en parler en connaissance de cause, j’ai moi même goûté à ces raisins sur la vigne et je vous assure que les vins que j’ai dégustés sont en conséquences.

Tout ça nous amène à revoir notre conception du vignoble québécois qui n’a pas fini de nous surprendre quand on se donne la peine de bien le travailler comme partout dans le monde.

Données répertoriées par le BC Wine Institute et le MAPAQ

Degrés jours
Bourgogne ……………………………………. 1350
Nouvelle-Zélande Otago ………………… 900
Marlborough …………………………………. 1300
Champagne ………………………………….. 1000
Kelowna ……………………………………….. 1200
Niagara ………………………………………… 1500
Bas Saint-Laurent ………………………….. 900
Île d’Orléans ………………………………….. 1100
Montérégie Domaine Saint-Jacques … 1500

 

En 2008, j’ai eu le plaisir de rencontrer Gregory Patriat chez Boisset à Nuits-Saint-Georges en Bourgogne dans leur cave datant des années 1700.
Gregory est un des vinificateurs les plus en vue dans le prestigieux monde du vin.
Ses vins sont d’une qualité irréprochable et toujours en harmonie avec la nature. Pour les amateurs de Bourgogne, vous pouvez essayer son rouge Les Ursulines à 22,35$ code 11008121.

 

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Qu’est-ce qu’un cépage? Un cépage est une sorte de raisin. En fait, c’est la même chose que pour les pommes. Il existe des Macintosh, des Jersey Mac, des Paula Red, des Lobo etc. Chaque variété a un goût et des caractéristiques qui lui sont propres.
C’est exactement la même chose pour les raisins. On retrouve des Chardonnay, des Cabernet-Sauvignon, des Syrah etc. Tout comme les pommes, chacun de ces cépages possède des caractéristiques qui lui sont propres.
Peu importe sa provenance, un même cépage aura toujours des arômes et des goûts qui lui sont particuliers. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas quelques différences d’un pays à un autre pour le même cépage mais, il y aura toujours des points communs.
Ceci étant dit, avez-vous remarqué que ce sont souvent les mêmes cépages qui reviennent dans plusieurs vins? Alors, si on apprend à connaître les caractéristiques des principaux cépages, par le fait même, on est en mesure d’anticiper le goût du vin.

Quelle belle façon de se démêler dans le monde complexe du vin d’autant plus que dans toute votre vie, vous goûterez une cinquantaine de cépages tout vins confondus.

En voici quelques-uns

  • Sauvignon:

Cépage blanc aux odeurs d’agrumes, de pamplemousse, de citron et de lime. En bouche, le vin est sec, doté d’une bonne acidité tout en y percevant aussi les arômes d’agrumes;

  • Chardonnay:

Cépage blanc aux odeurs  de mangue, d’ananas, de beurre et de pain grillé. En bouche, on a une sensation de ces même fruits en plus prononcés mais il demeure sec en plus d’être souvent boisé.

  • Pinot-Noir:

Cépage rouge aux odeurs de cerises, de fraises, souvent poivré. Côté bouche, la finesse le caractérise, c’est de la dentelle. Il est sec, très peu tannique avec une acidité qui ne lui est pas désagréable.

  • Merlot:

Cépage rouge aux odeurs de bleuets, de mûres. En bouche, on est agréablement séduit par ces fruits et sa rondeur, ce qui signifie qu’il est peu acide et pas trop tannique…En fait c’est du velours…

  • Cabernet-Sauvignon:

Cépage rouge aux odeurs de cassis, de mûres, souvent boisé. En bouche, les tannins sont passablement présents mais bien adoucis par le fruit abondant.

  • Syrah:

Cépage rouge très odorant où on retrouve la fumée, viande fumée, le poivre ainsi que la framboise. En bouche, on découvre un vin charmeur plus sec mais toujours accompagné des mêmes arômes qu’au nez.