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8D778A9F-E3D1-43AE-8B16-7867D7F0B1E2Mon coup de cœur cette semaine est un rouge d’une des régions les plus dynamique de la France, le Languedoc-Roussillon.

Il s’agit du Château Gourgazaud réserve du secteur La Livinière dans le Minervois.
Ce qui m’attire dans ce vin, c’est son agréable fruit qui rappelle la prune et les bleuets et son côté épicé composé de poivre et romarin. En bouche, aucune agressivité, de la belle souplesse qui appelle une autre gorgée.

C’est le type de vin par excellence pour accompagner beaucoup de plats, ce que j’appelle un passe-partout puisqu’il n’est pas trop corsé ni trop puissant, juste assez. On peut y aller autant avec de l’agneau, du bœuf ou du canard.

Laissez vous tenter…
Château Gourgazaud réserve Minervois La Livinière à 18,55$ code 972646.

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Certains vins sont boisés, d’autres non, pourquoi?

L’usage de la barrique a plus d’une fonction. La principale est de mettre le vin en contact avec l’oxygène. Mais ce contact doit être minime car l’oxygène en grande quantité conduit tout droit à l’oxydation qui amène de très mauvais goûts au vin. Mais une micro oxydation contrôlée sur une période de temps limité lui est bénéfique particulièrement pour les rouges où elle a tendance à assouplir ses tannins. L’oxygène pénètre le vin par le bouchon de la barrique principalement.

Une autre fonction de la barrique est le goût qu’elle amène au vin. Elle est constitué essentiellement de chêne dont les arômes se marient agréablement à ceux du vin. Elle apporte au vin des arômes de vanille, de bois, de fumée, de café et de chocolat principalement, ce qui a pour effet de compléter les arômes du vin en lui amenant une plus grande complexité. Une barrique neuve amène beaucoup de ces arômes au vin. C’est pourquoi on en utilise rarement que des neuves car il ne faut pas que le goût du bois excède celui du vin. La plupart du temps, on va utiliser un tiers de barrique neuve et les deux autres tiers des barriques usagées car ces dernières n’apportent presqu’aucune saveur au vin. Elles sont présentes uniquement pour la micro-oxydation.

Finalement, il existe deux grandes catégories de barriques de chêne pour le vin.
Le chêne français qui est fin et qui amène un boisé plus subtil mais son prix est assez exorbitant, environ 1500$ la barrique.  Le chêne américain quand à lui donne un boisé beaucoup plus violent mais ils se vend la moitié du prix français.
Curieusement, ce ne sont pas les américains qui l’utilisent le plus, mais plutôt les espagnols.

Mais, tout ceci demeure une question de goût. Certaines personnes disent que le bois dénature le goût du vin amené par le terroir, alors que d’autres le recherche pour la complexité qu’il apporte au vin.

Vins en dégustations:

  •  Château Gourgazaud Réserve Minervois La Livinière #972646 à 18.55$
  •  Baron De Ley, # 868729 à 22.50$ ( 20 mois de fûts US neuf )

 

Les millésimes, ou l’année qui figure sur l’étiquette c’est important ou pas?                Je vous répondrais que ça dépend.

Il est important de rappeler ici que le millésime représente l’année de la récolte des raisins.  La première chose que cette année nous indique, c’est l’âge du vin. Elle nous fournit également plusieurs informations sur la qualité du vin. Par exemple, un été chaud et ensoleillé permet aux raisins d’atteindre leur pleine maturité. Ce qui donnera un vin parfaitement équilibré. C’est-à-dire que le goût du fruit, l’acidité, et pour un rouge, les tannins sont en harmonie.

Si, par contre, l’été est plutôt frais et pluvieux, les raisins risquent de ne pas atteindre la maturité souhaitée. Ceci se reflètera inévitablement dans le vin qui aura une acidité marquée et des tannins acerbes.  C’est ce qui fait la différence entre les bonnes et les mauvaises années.

Mais, les écarts entre les années ne sont pas les mêmes partout. Dans les endroits où il fait chaud, comme par exemple la Californie, l’Italie et l’Espagne ils peuvent être négligeables.  Les zones tempérées comme la Bourgogne, le Bordelais et les vignobles du nord de la France sont plus affectées.

Mais, attention, plusieurs moyens, de nos jours, sont à la disposition des vinificateurs afin de réduire l’effet d’une mauvaise année. Il est permis jusqu’à un certain point, d’ajouter du sucre au jus pour rectifier l’équilibre.  Aussi, dans le cas d’un jus dilué par de fortes pluies, on peut le concentrer en le faisant passer à travers une membrane qui laisse passer uniquement certaines molécules d’eau, c’est ce qu’on appelle l’osmose inverse.

Enfin, il faut toujours avoir en tête que dans les bonnes années, tous les producteurs ne font pas des vins exceptionnels et qu’en mauvaises années, ils ne font pas tous de la piquette.

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Ce vin m’impressionnera toujours!!!

Je parle ici du rouge portugais Cortes de Cima. Un vin fait à partir de Tempranillo, de Syrah et de Touriga Nacional.

Ce qui me frappe dans ce vin, c’est son intensité au goût. Il ne passe pas inaperçu avec ses odeurs de mûres, de poivre et juste ce qu’il faut de bois.
Mais c’est en bouche que toute son ampleur se déploie. Du goût, on en a, avec prédominance de fruits noirs comme la mûre et la prune et tout ça en plus pour 18,95$ et dire qu’il y a quelques années, ce même vin se vendait à environ 25,00$ et la qualité est demeurée la même.

Ce splendide vin ira à merveille avec vos grillades d’été.
À retenir, Cortes de Cima, 18,95$ code 10944380 Portugal.

 

Blanc sur rouge rien ne bouge,  rouge sur blanc,  tout fout l’camp.                     Vous l’avez sûrement entendu et je parierais plus qu’une fois.
Cette énoncé indique qu’il ne faut jamais boire du blanc après avoir pris du rouge. Alors, qu’en est-il exactement?

Il est vrai qu’on a véhiculé cette façon de faire pendant longtemps. On disait que le rouge étant plus corsé que le blanc, ce dernier paraîtrait insipide après.
Et bien, on peut affirmer aujourd’hui qu’il n’y a rien de plus faux. Le blanc, en plus de ne pas être insipide, a la propriété de rafraîchir et de venir laver les tannins du rouge qui nous a asséché la bouche, ce qui amène une sensation fort agréable.  D’ailleurs, plusieurs producteurs nous font déguster leurs rouges avant leurs blancs pour les mêmes raisons.

Donc, si vous avez une entrée qui demande un rouge et que le plat principal demande un blanc, allez-y sans hésiter. On se doit quand même de respecter une logique d’intensité. C’est-à-dire, d’y aller avec un vin qui a du goût, comme on l’aurait fait pour un rouge.

En y pensant bien, c’est cette maxime qui devrait foutre le camp.

Vins dégustés:
Châtelet de Gaudou Cahors à 17,00$ code 919324.
Chardonnay californien Rodney Strong à 19,20$ code 10544714.

 

E149EDDA-9132-4D86-8372-C883AC3DBB60Cette semaine,  côté coup de cœur, je vous amène sur un blanc que je considère un excellent rapport qualité prix.  Il s’agit du chardonnay californien de la maison Rodney Strong à 19,20$, code 10544714.

Ce qui me plait dans ce vin, c’est son intensité. C’est-à-dire, qu’il a un goût prononcé.
D’abord, quand on le sent, on a tout de suite cet arôme de fruits tropicaux qui rappelle la mangue et l’ananas. Vient ensuite des odeurs de fumée et de vanille due à un léger passage en fût qui lui amène une belle complexité.

En bouche, le vin a du goût. Il est sec avec un beau goût de fruits bien équilibré par une acidité bien perceptible ainsi qu’un goût boisé qui n’est vraiment pas exagéré mais qui ajoute à l’enchantement.

Le vin est passé en fût de chêne pour 60% de la cuvée mais seulement pour six mois.  Après on mélange avec l’autre 40% qui sort de l’inox et on embouteille les deux cuvées.

J’adore ce vin pour accompagner les fruits de mer, ainsi que les brochettes de poulet sur BBQ.  En passant, pour ceux qui n’aiment pas les vins rouges, sachez qu’un blanc légèrement boisé peut aisément convenir avec les viandes rouges. Celui-ci peut certainement être à la hauteur.

En cette période de vacances, la visite d’un vignoble peut être une activité fort intéressante. Bien sûr, quand on pense vignoble, on pense tout de suite à l’Europe. Mais, des vignobles, il y en a beaucoup plus près de nous qu’on pourrait l’imaginer.

Effectivement, la viticulture québécoise a beaucoup progressé au cours des dernières années. Les vignes ont vieillies, les vignerons ont développé leur savoir-faire et on maîtrise de mieux en mieux la façon de faire du bon vin.

Que ce soit à l’île d’Orléans, dans les Cantons de l’Est ou en Montérégie, vous pouvez visiter le vignoble et vous faire surprendre par la qualité grandissante des vins locaux.

Pour la majorité d’entre nous qui prétendent que les étés québécois sont trop courts et trop froids pour produire des raisins de qualité, détrompez-vous. J’ai goûté à même le vignoble au domaine Saint-Jacques à Saint-Jacques le Mineur en Montérégie, du chardonnay, du Pinot-gris, du merlot, du pinot-noir ainsi que du cabernet-franc.

Point de vue température, M. Yvan Quirion, propriétaire des lieux, m’a démontré, preuves à l’appui, qu’on a rien à envier à la Bourgogne, au Beaujolais, à la Vallée de la Loire et même de l’Ontario. Le problème ici, c’est le froid hivernal qui tue le bourgeon primaire qui contient toute la végétation de l’été suivant. C’est pourquoi à ce domaine, à chaque automne, on recouvre les vignes de toiles géotextiles afin de protéger le bourgeon primaire.

Je vous présente ici le rosé du domaine Saint-Jacques. Un beau rosé sec que j’ai eu le privilège de déguster directement de la cuve de fermentation lors de ma visite en fin d’été dernier. Excellent en apéro, avec du saumon ou avec une salade. Son prix est de 15,45$ et son code est 11427544.